Port de Chéticamp

En saison, le port de Chéticamp est très achalandé, la pêche est commencée,  bien entendu les pêcheurs ont priorité.

Porte de Chéticamp, c'est par la mer

L'industrie commerciale est majeure, on y pêche le crabe des neiges et le homard. Bien entendu la pêche à la ligne se pratique également comme pêche sportive du saumon sauvage de l'atlantique dans la rivière Chéticamp. Un permis spécial est requis pour la pêche au saumon.

La pêche au crabe des neiges à Chéticamp

Les bateaux des pêcheurs sont de nos jours équipés de la haute technologie. Bien entendu surtout au niveau des communications et des équipements de navigation, Pour ce qui est de la pêche, ils sont franchement bien équipés.

Voici le genre de piège qui est utilisé pour pêcher le crabe des neiges par les pêcheurs de Chéticamp.

Chéticamp

Comme dans bien d'autres port de pêches de l'île du Cap Breton, apparaît au tournant de CT ( Cabot Trail ) une sculpture à l'allure typique d'un pêcheur.

Chéticamp

Boutique de lingerie féminine de la rue principale.

Chéticamp

Services sur la rue principale.

Chéticamp

Restaurant familial sur la principale. Le service est courtois et le menu des plus complets. Pour y avoir déjeuné, dîné et soupé, je puis vous assurer que tout était délicieux et que dire des desserts maison.

Chéticamp

Sur la rue principale, le salon de barbier pour homme s'harmonise bien avec le décor et le port en arrière plan.

Chéticamp

La rue principale donne accès au port ainsi qu'à l'île Chéticamp.

L'histoire de l'églse Saint-Pierre de Chéticamp, fera parti du récit de trois photos qui suivront celle-ci

FISET, PIERRE, prêtre catholique, homme d’affaires et fermier, né le 27 mai 1840 à L’Ancienne-Lorette, Bas-Canada, fils de Joseph Fiset et d’Adélaïde de Varennes ; décédé le 18 avril 1909 à Chéticamp, Nouvelle-Écosse, et inhumé à cet endroit.

Fils d’un fermier aisé, Pierre Fiset fréquenta le petit séminaire de Québec de 1851 à 1860. Ayant décidé de devenir prêtre, il entra au grand séminaire en 1861. C’est là qu’il entendit Colin Francis MacKinnon*, évêque d’Arichat, en Nouvelle-Écosse, réclamer des prêtres canadiens-français pour les Acadiens de son diocèse. Dès septembre 1863, Fiset enseignait le français et les hautes humanités au St Francis Xavier College d’Antigonish, en Nouvelle-Écosse, tout en complétant ses études de théologie. Ordonné le 3 décembre 1864, il resta au collège jusqu’à l’été. Le 10 septembre 1865, on l’affecta à Havre-Boucher, non loin d’Antigonish.

Durant les neuf ans et demi qu’il passa à Havre-Boucher, Fiset montra l’énergie et les talents administratifs qui allaient caractériser toute sa carrière. Il entreprit de grands travaux dans les édifices paroissiaux : il fit construire un jubé dans l’église en 1867, entama des réfections importantes au presbytère l’année suivante, acheta des bancs d’église en 1869 et fit changer les bardeaux du toit de l’église en 1870. Deux ans plus tard, la rénovation de l’intérieur de l’église était terminée. C’était un palmarès impressionnant pour le pasteur d’une petite paroisse. Sa notoriété était d’ailleurs grande dans la région : qu’on l’ait nommé en 1868 commissaire chargé de venir en aide aux pêcheurs démunis en témoigne.

En 1875, Fiset remplaça Hubert Girroir* dans la paroisse Saint-Pierre à Chéticamp et Girroir prit sa place à Havre-Boucher. Le village de Chéticamp avait été colonisé dans les années 1780, principalement par des Acadiens qui avaient été attirés par l’isolement relatif de la région et par la présence d’une pêcherie exploitée par des employés de Charles Robin*, grand marchand de Jersey. Bien que Fiset se soit fait connaître comme un prêtre dévoué, on se souvient surtout de ce qu’il fit pour libérer les habitants de Chéticamp de leur endettement envers les marchands jersiais, leur donner d’autres sources d’emploi que la pêche et, ultimement, hausser leur niveau de vie.

Chéticamp

Suite du récit.

Pour commencer, Fiset acheta un magasin général en 1883. Au début, il engagea quelqu’un pour le tenir seulement durant l’été, mais dès 1890, son commerce était ouvert toute l’année, de sorte que les pêcheurs n’étaient pas obligés d’aller au magasin de la compagnie. En 1884, il demanda au gouvernement provincial de subventionner un service de traversiers entre Chéticamp et Pictou afin que les villageois aient accès à un chemin de fer et à de meilleurs marchés. Le service régulier commença deux ans plus tard. Toujours pour accommoder les pêcheurs de Chéticamp, il fit construire un grand quai dans le port en 1888 et un autre ailleurs en 1904. En 1896, il acheta des marchands jersiais une conserverie de homard située sur l’île Chéticamp et, quelque temps après, il fit l’acquisition de l’île elle-même, pour 10 000 $. Afin de donner l’exemple à ses paroissiens, dont bon nombre pratiquaient aussi l’agriculture de subsistance, il exploitait une grande ferme comprenant cinq granges, huit chevaux et plus d’une centaine de bestiaux. De même, le moulin à farine dont il fit l’acquisition se révéla rentable.

La dernière grande initiative que Fiset prit afin d’offrir à ses paroissiens d’autres sources d’emploi et de revenu que la pêche fut d’ouvrir une mine dans les montagnes du sud-est de Chéticamp. Un prospecteur lui ayant appris qu’il y avait là d’importants dépôts de gypse, il fonda en 1907 la Great Northern Mining Company Limited, dont il devint président. Les actions, d’une valeur de 0,05 $, se vendaient dans la région et dans la province de Québec. Dès l’année suivante, la compagnie avait assez de capital pour acheter un concasseur et se lancer dans l’exploitation. Pour expédier le gypse, Fiset acheta un navire de 5 000 tonneaux, l’Amethyst. La mine suspendit ses opérations en 1913, mais rouvrit plusieurs fois dans les années suivantes et ne ferma définitivement qu’en 1939. On ne sait pas exactement comment Fiset arrivait à rassembler tous les capitaux nécessaires à des entreprises aussi coûteuses. Les membres de sa famille, dont ses deux frères médecins, l’aidaient peut-être, mais son succès tenait sans aucun doute en grande partie à ses remarquables qualités d’homme d’affaires.  

Intérieur de l'église Saint-Pierre

suite du récit.

Par ailleurs, Fiset dota Chéticamp d’une imposante église de pierre. David Ouellet*, de Québec, en dessina les plans et l’entrepreneur Hubert Morin, de Trois-Pistoles, dans la province de Québec, la construisit ; ce furent les habitants de Chéticamp, cependant, qui fournirent le mortier, le bois et une bonne partie de la main-d’œuvre, y compris celle qui transporta la pierre de l’île Chéticamp à la terre ferme en la halant sur la glace. Les travaux commencèrent au début de 1892 et l’on célébra la première messe le 18 décembre 1893 ; les travaux à l’intérieur continuèrent jusqu’en 1900 environ. L’église, qui sert toujours, est considérée comme l’une des plus belles églises catholiques des Maritimes. En 1888, Fiset avait fait ériger un spacieux presbytère. En 1900, il entreprit la construction d’un vaste couvent pour les Sœurs de la charité de la Providence ; la même année, sur sa demande, trois religieuses de cette communauté vinrent s’occuper des écoles de la paroisse. Pour des raisons inconnues, un malentendu surgit entre Fiset et les religieuses, qui partirent en 1902. L’année suivante, elles furent remplacées par les Filles de Jésus qui, par leur remarquable travail d’éducatrices, allaient beaucoup contribuer à la préservation de la langue française dans la région.

Fiset était un homme de forte carrure ; quelques mois avant sa mort, il était encore robuste. On le voyait plus souvent travailler dans ses champs qu’au presbytère. Il avait des « dehors rudes, et même rebutants », mais les Filles de Jésus ne tardèrent pas à constater qu’il avait « un excellent cœur ». Sa succession comprenait une ferme, un magasin, un bateau, des quais, diverses propriétés, 60 000 $ en espèces et des actions de plusieurs sociétés minières. Il avait fait des dons à plusieurs œuvres de charité ; le reste de son héritage alla à des membres de sa famille.

On sait peu de choses sur les opinions religieuses ou théologiques de Pierre Fiset. On peut supposer qu’il avait une conception pratique du christianisme, car il tenait aussi bien à améliorer la condition temporelle de ses paroissiens qu’à pourvoir à leurs besoins spirituels. Selon les nécrologies, il réussit à la fois l’un et l’autre. Aujourd’hui encore, les gens de la région de Chéticamp vénèrent sa mémoire.

Paulette M. Chiasson

Vitrail de façade de l'église Saint-Pierre

Vue du jubé de l'église Saint-Pierre

Il est rare que les visiteurs aient accés à cet étage de l'église. Comme la pluspart des églises de l'ile du Cap Breton, les portes sont toujours ouvertes aux paroissiens, ainsi qu'aux visiteurs qui apprécient le patrimoine religieux.

Orgue de l'église Saint-Pierre

C'est un trésor patrimonial majeur pour cette paroisse acadienne que cet instrument historique qui fut installé en 1904-1905.

L'orgue Casavant de l'église Saint-Pierre est doté de 10 jeux et de 549 tuyaux. Les sons de cet orgue en sont donc uniques, d'une richesse exceptionnelle.

Scépulture de Pierre Fiset.

Le corps de Pierre Fiset, ordonné prêtre le 3 décembre 1864 à Antigonish N.É., repose dans la cripte du sous sol de l'église Saint-Pierre dans la paroisse où il fut curé de 1875 à sa mort en 1909 à Chéticamp.

Il faut lire sa passionnante histoire dans les récits des pages précédentes.

Église Saint-Pierre

Le coeur est sublime à regarder.

Chéticamp

La rue principale au coeur du village est toujours la Cabot Trail.

Chéticamp

Coin Cabot Trail et Isaac

Chéticamp

Boîte à livres sur Cabot Trail.

Rue principale à Chéticamp

Il n'y a pas de boutiques dans les rues adjaçantes, je n'ai même pas remarqué un magasin qui vendait des babioles souvenirs.

Rue Isaac

Heure d'achalandage à Chéricamp

Le couloir aérien vers l'Europe passe juste au dessus de la Nouvelle-Écosse. Lorsque vous y passerez dans un prochain voyage, jetez-y un coup d'oeil vous pourrez peux-être y apercevoir Chéticamp et son horloge.

Chéticamp

On m'a dit que le traffic aérien est continu au fil de la journée et le ciel par temps clair toujours strié.

Chéticamp

Comme dans tout village, la bonne vieille cabane à patate. Cette fois pas pu goûter aux frites maison, nous étions hors saison.

Superbe petite maison sur une rue adjacente.

Quel magnifique travail d'entretien.

Lupins de la Cabot trail 

St.Peter's et son église

A la Christian Community Church of Chéticamp, les messages du pasteur Pierre Chiasson portent sur l'étude de la bible.

Saint-Joseph-du -Moine

Lors de notre passage, un bateau de pêcheur en route pour aller étendre ses cages à homard dans le Golfe Saint-Laurent.

Entrée du village

Toujours sur la Cabot Trail, la petite chapelle de St.Joseph-du-Moine.

Havre Boucher

Après une journée à rouler de la Cabot Trail à la route 19 vers Newtown pour traverser dans le compté d'Antigonish N.S. et se rendre à Havre Boucher, ou notre camping ( Hyclass Campground ) nous attend avec un superbe coucher de soleil au bout de la Baie St.George.

Ici se termine notre tour de l'Île du Cap Breton. Demain après le réveil nous reprenons la route pour Québec.

Si vous aimez les maritimes, l'Île du Cap Breton est à ne pas manquer.

À propos des auteurs

Le soleil, les arbres, les oiseaux, le ciel et l’eau bleue qui coule lentement. Le calme de la campagne et ses verts paysages, la ville pour la chaleur de ses anciens murs de pierre et ses architectures changeantes, ses bruits et ses clameurs.

Le vent qui froisse les feuilles jaunes en hiver et les fleurs multicolores où bourdonnent les bourdons en été. Les vastes horizons que sillonnent de petits chemins entre des collines vertes. La couleur du temps le matin et le rouge du soir, la nuit bleue et le gris des chats sous la lune blanche.

Les images, celles qui sont d’ici ou d’ailleurs, celles qui racontent une histoire, un voyage, celles qui donnent le goût d’aller plus loin, de voir la vie sous toutes ses formes, de l’immensément petit à l’infiniment grand de notre planète.

Toutes ces photographies sont là pour le plaisir que j’ai passé à immortaliser ces moments qui resteront gravés sur un support quelconque, alors que ma mémoire pourrait s’effacer ou disparaître. Pour le plaisir aussi de ceux et celles qui aiment voyager dans la mémoire photographique des nombreux sites d’images que propose le Web.

Bonne lecture

Alain LeSieur